Vaccin contre la COVID-19 et lupus (LES) : Ce que vous devez savoir
Les personnes vivant avec un lupus érythémateux systémique (LES) sont plus susceptibles d’être infectées par la COVID-19, à la fois à cause de la maladie et des médicaments immunosuppresseurs utilisés pour la traiter. Les vaccins peuvent réduire le risque d’infection au COVID ainsi que d’hospitalisations ou d’infections graves liées au COVID. Des rappels sont encore nécessaires régulièrement car l’immunité due à la vaccination contre la COVID et/ou à l’infection n’est pas durable.
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Vaccins et lupus : ce que les patients doivent savoir
Pourquoi les vaccins sont importants
Vaccin contre la grippe (vaccin contre la grippe)
Vaccin contre le zona (Shingrix)
Vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéole)
Vaccin contre le VRS (Virus syncytial respiratoire)
Vaccin contre l’hépatite B (HepB)
Vaccins contre le tétanos, la diphtérie et la coqueluche (Td, Tdap/DPT)
Comment le lupus affecte-t-il l’espérance de vie ?
Avec un diagnostic plus précoce, l’espérance de vie s’améliore remarquablement.
L’amélioration de l’espérance de vie des personnes atteintes de lupus érythémateux disséminé (LED) a été remarquable. Historiquement, seulement la moitié des personnes diagnostiquées ont survécu plusieurs années après le diagnostic. À la fin des années 1970, cependant, les taux de survie avaient considérablement augmenté, avec 80 à 90 % des patients vivant au moins dix ans après le diagnostic.
Aujourd’hui, les résultats de survie se sont encore améliorés, en grande partie grâce aux progrès de la recherche, à un diagnostic plus précoce et à des interventions thérapeutiques plus efficaces. Le LED se présente sous une évolution clinique très variable, allant de manifestations légères à graves, et peut entrer dans des périodes de rémission pendant lesquelles l’activité de la maladie reste reposante.
Est-ce sûr ? Qu’en est-il des poussées de lupus ou de nouvelles auto-immunités ?
Le vaccin contre la COVID-19 a été étudié pour déterminer s’il provoquait des poussées de lupus ou un risque de développer de nouvelles maladies auto-immunes.
En général, la vaccination contre la COVID-19 (immunisation à ARNm SARS-CoV-2) est sûre dans le cas du LES et les poussées de maladie étaient rares et limitées d’elles-mêmes. Des poussées légères ou modérées de SLE sont survenues jusqu’à 11 %, et des poussées sévères dans 1,3 %, mais aucun groupe témoin n’a été observé pour déterminer le taux de poussée de SLE chez les personnes atteintes de SLE non vaccinées. Une méta-analyse de divers vaccins (y compris la COVID-19) n’a pas trouvé de preuve que la vaccination augmente le risque de LES.
Les bénéfices de la vaccination l’emportent sur les effets secondaires chez la plupart des patients atteints de lupus.
On ne sait pas encore si les personnes atteintes de LES auront plus de maladies auto-immunes dues aux infections ou aux vaccins COVID, mais après la pandémie, il ne semble pas encore que les personnes atteintes de LES soient différentes d’avant la COVID en ce qui concerne les risques de nouvelles maladies auto-immunes ou l’activité de la maladie du LES.
Les jeunes atteints de LES sont à risque d’inflammation cardiaque légère (cardite) et de caillots sanguins en cas d’infection au COVID et aussi de vaccination contre le COVID, mais ce sont des événements rares et généralement légers.
Pourquoi la vaccination est importante chez le lupus
Les infections sont plus fréquentes chez les patients atteints de lupus que dans la population générale, surtout lorsqu’ils reçoivent des traitements immunosuppresseurs. Les personnes atteintes de LES ont un taux d’infections graves plus élevées par le COVID que la population générale, en particulier celles sous forte dose de corticoïdes (prednisone), rituximab et/ou mycophénolate mofétil.
Une étude menée chez des patients atteints de LES a montré que recevoir un rappel COVID diminuait le risque d’infection par COVID par rapport à ceux qui n’en avaient pas reçu.
Les directives nationales canadiennes sur la vaccination recommandent que les personnes immunodéprimées suivent les calendriers de vaccination contre la COVID-19 recommandés afin de maximiser leur protection.
Quelle est l’efficacité du vaccin contre le lupus ?
L’efficacité du vaccin dans le SLE peut être inférieure à celle des personnes en bonne santé en raison de traitements immunosuppresseurs et/ou d’une activité liée à la maladie du lupus qui peut atténuer les réponses immunitaires. Les patients atteints de lupus produisent des réponses anticorporelles et cellulaires plus faibles aux vaccins contre le COVID-19 à ARNm. Cependant, une certaine protection reste préférable que de ne pas recevoir de vaccins/rappels contre la COVID-19.
Comme le rituximab (et l’obintuzimab) est administré de façon cyclique, idéalement, la vaccination devrait avoir lieu 5 mois après la dernière dose et attendre un mois ou plus avant de reprendre la thérapie d’appauvrissement des cellules B.
Le moment choisi avec le belimumab et l’anifrolumab est inconnu, mais retarder la prochaine dose de 2 semaines pourrait être le plus optimal pour déclencher une meilleure réponse anticorporelle au vaccin.
Calendrier des médicaments et considérations particulières :
Rituximab et Obintuzimab
Réduire les anticorps en réponse aux vaccinations en appauvrissant les anticorps formant les cellules B.
Il est fréquemment recommandé de reporter les perfusions supplémentaires jusqu’après la vaccination et d’essayer d’organiser une immunisation plusieurs mois après une perfusion de rituximab.
LES actif
Retarder la vaccination jusqu’à ce que le contrôle de la maladie soit atteint peut parfois augmenter l’efficacité du vaccin ; Cependant, la planification doit être évaluée par rapport au risque d’infection.
Allergies / Contre-indications
Si vous avez eu une réaction allergique sévère à un composant d’un vaccin contre la COVID-19, discutez des alternatives avec votre médecin.
Les femmes enceintes peuvent recevoir le vaccin contre la COVID afin d’assurer leur protection, ainsi que leur bébé.
Autres immunosuppresseurs / Biologiques / Corticoïdes
Selon les recommandations de l’American College of Rheumatology (ACR), les patients immunosuppressifs stables ne devraient généralement pas se voir refuser les vaccins non vivants, y compris le vaccin contre la COVID-19 ; cependant, ils peuvent être moins efficaces que la population générale.
Vacciner lorsque la prednisone est inférieure à 10 mg/jour est préférable à des doses plus élevées de glucocorticoïdes.
Maintenir les immunosuppresseurs jusqu’à 2 semaines après la vaccination peut offrir la réponse la plus idéale si le LES est inactif ou en faible activité de la maladie, mais recommencer les médicaments plus tôt peut être nécessaire si une poussée est imminente.
À quoi s’attendre et quand se faire vacciner
Les patients éligibles au lupus doivent continuer à recevoir régulièrement des rappels COVID-19.
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Les rappels sont fortement recommandés, en particulier chez les personnes immunodéprimées.
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Les effets secondaires courants sont légers et similaires à ceux de la population générale : bras douloureux, fatigue, fièvre légère.
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Les effets secondaires graves sont rares.
Au Canada, actuellement des rappels COVID sont recommandés avant les pics d’infection, donc au même moment que le vaccin contre la grippe. Il n’est pas totalement certain que le rappel doive être administré plus d’une fois par an, mais chez certains patients avec un système immunitaire affaibli, les rappels COVID peuvent être administrés deux fois par an.
Concernant le meilleur moment pour faire votre vaccination en lien avec vos traitements pour le lupus et l’activité de la maladie, consultez toujours votre professionnel de santé.
Auteurs : Daniel Tingey et Docteur Janet Pope
Remarque : Veuillez consulter votre professionnel de santé ou les autorités sanitaires locales pour obtenir des recommandations vaccinales à jour.
