Mécanismes immunitaires et inflammatoires essentiels au développement du LED, en mettant l’accent sur les voies dépendantes de RIPK3

Dre Joyce Rauch, Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill, Université McGill, Montréal (Québec)

Directrice : Dre Joyce Rauch

Membres de l’équipe : Céleste Pilon, Elena Lonina, Dr Jerrold S. Levine, Dr Maziar Divangahi, Dr Ciriaco Piccirillo, Dr Jose A. Correa, Dr Suman Setty, Dr Marvin Fritzler et Dr Christian Pineau

Nos résultats fourniront la preuve de concept que le ciblage des voies dépendantes de RIPK3 (Receptor-Interacting Protein Kinase 3) dans le LED murin entraîne la prévention ou l’amélioration de cette maladie chronique et débilitante. Ces données pourraient conduire à des essais de phase I de nouveaux agents thérapeutiques ciblant les mécanismes dépendants de RIPK3 chez les patients atteints de LED, ce qui aurait un impact à la fois sur les connaissances et les soins aux patients, et conduirait à de meilleurs traitements dans le LED.

RIPK3 (Receptor-Interacting Protein Kinase 3) est un régulateur principal de la mort cellulaire et de l’inflammation. Nous avons montré que la délétion de RIPK3 empêche le développement du LED dans un modèle murin induit. Nous émettons l’hypothèse que les voies dépendantes de RIPK3 sont essentielles au développement du LED, et que le ciblage thérapeutique de RIPK3 permettra de prévenir ou d’améliorer le LED.

Nous avons publié l’article suivant (Salem et al., lmmunol. Cellule. Biol., 2019) liés à ce projet démontrant les résultats novateurs suivants :

  • La β2-glycoprotéine I (β2GPI), l’auto-antigène qui induit notre modèle de LED, se lie aux cellules qui meurent par un processus dépendant de RIPK3 (« nécroptose »).
  • La nécroptose favorise l’activation des lymphocytes T réactifs au β2GPI qui aident à la production d’auto-anticorps contre le LED.
  • Le ciblage de RIPK3 (par déplétion chez la souris) entraîne une réduction de la production d’auto-anticorps et de maladies rénales dans un modèle murin de LED.

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/imcb.12279

Ces résultats et les résultats futurs fourniront la preuve de concept que l’inhibition des voies dépendantes de RIPK3 peut diminuer et/ou prévenir le développement du LED murin. Cette recherche stimulera la mise au point de nouvelles approches diagnostiques et thérapeutiques dans le domaine du LED, ce qui aura une incidence à la fois sur les connaissances et sur les soins aux patients.

Financement actuel : Subvention Projet des IRSC (PJT-159652)

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